La Géorgie : au croisement entre l’Europe et le Moyen-Orient ?

Par Eléonore Terville, M1 EMO (Etudes moyen-orientales) 2017-2018

Partir pour la première fois dans un pays est souvent particulier. On s’imagine à l’avance ce que l’on va y voir, ce que l’on va y manger, quelles sont les traditions locales… Avec la Géorgie, pays d’Europe de l’Est, ancien membre de l’URSS, on peut s’attendre à une forte influence soviétique aussi bien dans l’architecture que dans la culture. Une fois sur place la visite de la ville offre pourtant les premiers indices d’une autre présence : celle de l’Orient, et notamment de deux pays, la Turquie et l’Iran. Cela commence quand vous pénétrez dans le quartier des bains turcs, qui semble nous transporter un instant à Istanbul (cf photo ci-dessous). Une fois que vous avez repéré cette présence, les détails affleurent alors à vos yeux. Les inscriptions en persan sur certains murs, les agences de voyage dont la devanture est écrite en farsi, et même la musique dont les accents orientaux sont facilement identifiables. L’Orient est bien présent en Géorgie, mais pourquoi et selon quelles modalités ?   Lire la suite

Georgia: A country between a Soviet past and a European future?

By Rafael Serrano Hernández, M1 AlterEurope 2017-2018

During our study trip to Georgia, we discovered a land of multiple contrasts, certainly not an easy place to describe in a few lines. Its capital, Tbilisi, is a very peculiar city. Meandering through its streets, one can find some very old, almost ruined houses next to some very stylish buildings. Its contemporary history is somewhat split in half: its recent past is very strongly linked to the Soviet Union and Russian domination throughout centuries; its present is one full of hope, based on a genuine admiration of Western lifestyle and focused on the perspective of a further integration to the European Union (EU). Lire la suite

Georgia, the building of a European state

By Wandrille Maurice and Klea Vyshka, M1 AlterEurope 2017-2018

It was a greyish rainy day when Mukhtar and the Avar community of a small Georgian village near the Russian border of Dagestan received us, a group of young students coming from France, possibly representing the only thing that stirred the village for a while. Mukhtar’s hands were the hands of a countryman, big, coarse and trenched, but his enthusiasm of having the chance to teach to complete, but nevertheless interested strangers, the history and sufferings of his people was absolutely catching. In that village we had the eye-opening experience of how little it takes to make people feel happy and welcomed. Freshly baked bread, white cheese, homemade gooseberries jam and brewed tea were our main meal for the day, all thanks to the hospitality of Mukhtar’s household. In the high mountains of the border with Dagestan, where snow had not melted even in the beginning of April, it seemed that the EU was merely an idea, just another name, probably a name that the villagers never even heard. What would the Avars gain should Georgia become a member of the European Union? Lire la suite

Rencontres : être une femme en Géorgie

Par Rosalie Lédée et Elsa Timmermans, M1 AlterEurope 2017-2018

Merci à Irina Yegorova, Yoko Akasaka, Monika Csaki et Nino Gogaladze pour leurs interventions et leurs témoignages, à Khatuna Tsereteli pour sa visite et d’avoir répondu à nos questions, aux femmes du camp de Tserovani et du village de Tchantliskure de nous avoir accueillies.

En Géorgie aujourd’hui, les femmes font face à des défis de représentation sociale et politique. Où en sont les femmes en Géorgie ? Il semblerait que leurs modes de vie et leurs attentes soient actuellement en plein changement puisqu’elles font face à d’importants défis de place et de représentation. Nous sommes allées à leur rencontre pour identifier leurs points communs, leurs différences, leurs préoccupations.

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Les conséquences géopolitiques du conflit Géorgie – Russie (2008-2018)

Par Augustin Grandgeorge et Augustin Rogy, M1 AlterEurope 2017-2018

L’année 2018 marque un double anniversaire : celui, pour la plus grande fierté du peuple géorgien, de la première indépendance de la nation géorgienne, en 1918, mais également celui, bien plus tragique, de l’invasion russe en Abkhazie et en Ossétie du Sud à l’été 2008, et dont les cicatrices ne sont pas encore refermées. Ces deux anniversaires ont pourtant beaucoup en commun, tant ils commémorent chacun l’expression, dans des contextes très différents, d’un souffle nationaliste pour l’unité géorgienne, tantôt vainqueur, tantôt réprimé par le puissant voisin russe. Et l’Ossétie, déjà, entre 1918 et 1921, avait été le centre d’un conflit qui opposait Russes et Géorgiens. Lire la suite